Un Réseau de Praticiens

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Pourquoi créer un réseau ?

La création d’un lieu novateur de rencontre s’appuie sur les demandes des collègues qui souhaitent enrichir leur vie professionnelle par l’entrée en résonance avec d’autres partenaires de santé ou d'éducation.
  • Mieux définir les divers champs de compétence
  • Mieux différencier les pratiques
  • Mieux inscrire son acte d’aide ou de soin et guider plus efficacement les personnes en difficulté semblent être les motivations des professionnels.


  • Dans le CLSPL, nous produisons de la praxis.
    C'est une valeur intellectuelle et sociale :
    - collective
    - individuelle.

    En effet, quand nous produisons des avancés personnelles et collectives, nous améliorons nos pratiques vis-à-vis de ceux qui nous consultent et nous participons à un enrichissement intellectuel mutuel.
    C'est en cela que nous pouvons affirmer que nous pratiquons une " nouvelle pratique sociale " dans le champ des professions libérales.
    Cette nouvelle pratique sociale que nous concevons et mettons en acte mérite d'être diffusée.
    Nous produisons de la transmission et de la formation parce que nous considérons que cette nouvelle pratique sociale apporte quelque chose à la "réalité sociale" telle qu'elle est aujourd'hui.

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    L’hétérologie pour travailler collectivement …

    Le terme d’hétérologie est un néologisme formé du préfixe hétéro « autre » et de logo qui désigne « un discours rationnel ».
    Cette doctrine reconnaît l’existence et la validité de la diversité des discours.

    L’hétérologie s’élabore sur une position théorique qui consiste à déterminer les conditions d’articulation, de coexistence et d’interaction des modélisations en sciences humaines.

    Ces diverses modélisations en sciences humaines sont appelées à fonder les prémisses d’une anthropologie générale des disciplines de la santé.

    L’hétérologie comme pratique a pour objectif de créer un protocole de regroupement social.

    Chacun qui pense et modélise, s’autorise à dire ce qui est pensé à d’autres qui pensent dans des champs différents ou dans le même champ.

     

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    Pourquoi modéliser ?

    Modéliser c’est créer son propre système conceptuel de référence pour être dans la radicale autonomie vis à vis de ses pairs, de ses formateurs et/ou vis à vis de ceux qui ont « transmis ».

    Modéliser, consiste à articuler les conditions explicatives du « comment » le phénomène se produit et s’organise dans son champ professionnel;
    comment il interagit avec les champs qui lui sont connexes.

    Pour modéliser, il s’agit de s’inscrire dans « la chaîne des pensants » et de s’autoriser à penser.
    Il ne s’agit pas de réfléchir ou de donner du sens à son acte d’aide ou de soin mais bien plus de « penser » celui-ci « par soi » et « pour soi ».

    Modéliser c’est être.

     

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    Penser et être « sans recours ».


    La modélisation de son acte thérapeutique ou d’aide permet à chacun d’accéder à une pleine autonomie et à une position « sans recours ».                                                                  
    Cette position de radicale autonomie est inhabituelle dans notre société.

    Le maillage des disciplines appelle à un accompagnement de la démarche de modélisation et c’est ce que nous souhaitons mettre en place avec le réseau.

    La légitimité de l’acte thérapeutique ou de l’aide réorganise la vision du monde et place hors le « chamanisme moderne ».

     

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    Comment l’hétérologie permet le maillage en réseau

    La doctrine hétérologique considère que la connaissance de l’objet humain ressort de trois réalités connexes et intriquées :
    La réalité organique,
    La réalité psychique,
    La réalité sociale
    Ces trois réalités ont comme interface le concept d’appareil psychique (organe virtuel).
    « L’animal humain », s’il veut survivre, doit développer, par auto-organisation, un appareil psychique qui lui permet d’avoir accès au monde.
    L’appareil psychique dans sa dialectique conscient/inconscient donne la potentialité de communication et d’échange.
    Cette potentialité ne peut se développer de son propre chef, il lui faut un cadre, c’est donc la réalité sociale qui organise l’échange et la communication.

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    Réseau et réalité sociale ?

    La réalité sociale est un système d’ordre symbolique qui permet à tout moment, et à chacun, de se repérer dans sa position vis à vis des autres.
    Ce système donne la bonne place à l’autre pour qu’il puisse se situer.

    La réalité sociale, c’est la possibilité de cohésion et d’échange,
    c’est un système de signes qui assure la cohésion de groupes humains et permet l’organisation des échanges de biens et de services.

    La réalité sociale est un système d’ordre, un système de règles, qui pallie le fait que les êtres humains n’aient pas de déterminisme biologique pour se mettre en groupe.
    Le système « réalité sociale » que gère l’appareil psychique pallie à cette absence génétique de mise en groupe des humains.

    Le secret de la cohésion sociale : c’est la culture, (pas au sens de la civilisation, de l’art, de la littérature, de la musique),
    c’est le système d’ordre qui permet de mettre en groupe des humains qui sont fait pour être en groupe, mais qui n’ont plus les moyens héréditaires de la faire.

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    Pour un collectif hétérologique…

    La culture, c’est ce qui permet le collectif.
    Les êtres humains sont des êtres subjectifs, des êtres psychiques et à la même hauteur des êtres sociaux.

    La culture c’est le système sémiotique de repérage qui permet aux gens de se situer :
    Dans le « dedans » et le « dehors »,
    Le « avec » ou le « pas avec »,
    Le « comment ? » de « l’avec » ou du « pas avec ».

    La place professionnelle que l’on occupe au sein de la société appelle la clarification de sa propre cohérence et pose la question de la légitimité de son acte, de sa pratique avec force.

    L’appartenance permet d’être à sa bonne place dans un collectif.
    L’appartenance suppose d’être encodé par le système sémiotique d’un collectif spécifique;
    il s’agit d’être dedans en sachant, à tout moment, ce qui est :

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    Les trois temps d’accès subjectifs à la légitimité 

    Savoir, donne de la compétence,
    Penser ré-élabore subjectivement un savoir.
    Transmettre, témoigne de ce qui est pensé.

    La légitimité impose de chercher en soi même les réponses aux questions inévitables de la praxis et impose d'avoir dépassé toute position transférentielle ou de recours.

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    Oser s’inscrire dans la « chaîne des pensants »…

    Une modélisation inscrite dans la « chaîne des pensants » légitime l’acte thérapeutique ou l’acte d’aide quand son articulation théorique se trouve confortée et vérifiée par la praxis.

    La légitimité du professionnel l'engage à, sans cesse, ajuster sa modélisation au fil des découvertes scientifiques et à témoigner devant des pairs ou ses partenaires afin de « transmettre » à son tour.

    L’éthique c’est de pouvoir valider, d’une certaine manière, par une certaine légitimité, quelque chose qui vient de son désir propre et de ses certitudes, de ses convictions.

    La modélisation vient au service de l’éthique, il ne peut pas y avoir éthique sans modélisation.

    Quand le travail de modélisation n’est pas fait, l’acte thérapeutique ou d’aide se trouve situé dans la morale et risque d’être placé dans le jugement idéologique à posteriori ou à priori.

    La légitimité de l’acte thérapeutique ou d’aide réorganise la vision du monde et place le professionnel hors le « chamanisme moderne ».

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    Comment créer une anthropologie de la santé ?

    Bien que l’aventure de la modélisation soit exigeante, elle nous paraît essentielle.
    Vous avez, avec nous, exploré les fondements d’un véritable enjeu collectif.
    Nous sommes à votre disposition pour que ce collectif se construise en réseau de praticiens de l’aide et du soin.
    Nous nous engageons à élaborer une véritable anthropologie de la santé.